La Princesse de Clèves : guide de lecture de l'œuvre

« Je vous avoue que vous m’avez inspiré des sentiments qui m’étaient inconnus… »

Trousse de secours : la poésie

« La force absolue de la poésie purifiera les hommes, tous les hommes. Écoutons Lautréamont : "La poésie doit être faite par tous. Non par un." Toutes les tours d’ivoire seront démolies, toutes les paroles seront sacrées et l’homme, s’étant enfin accordé à la réalité, qui est sienne, n’aura plus qu’à fermer les yeux pour que s’ouvrent les portes du merveilleux. » (Paul Éluard, «L’Évidence poétique», 1936)

Guillaume de Machaut, "Ne quier vëoir la biauté d'Absalon"...

« Ne quier vëoir la biauté d'Absalon... », ballade de Guillaume de Machaut (mort en 1377), dans le Livre du voir dit (manuscrit F, reproduit et traduit dans la coll. Lettres gothiques, livre de poche)

Trousse de secours : la peinture

Par souci de clarté et d’efficacité, l’angle choisi pour la présentation des mouvements est chronologique.
Les visites virtuelles de musées doivent se faire librement : aucune obligation, sauf celle d'être curieux. Visiter ce musée imaginaire crayon en main : pour chaque période, commencer par noter le nom d’un peintre, puis le nom d’une ou deux œuvres qu’on aura pris le temps d’observer et d’étudier. Ne jamais se contenter de on-dit, d’idées reçues ou de poncifs (sur La Joconde, Guernica ou le Monochrome bleu d’Yves Klein par exemple…).

Orthographe et syntaxe : éviter les erreurs les plus courantes

SÉANCE 1

1. Orthographe d’usage

■ Consonnes doubles
Se faire dicter :
Personnel, personnalité, personnifier
Rationnel, rationalité, rationaliser, rationalisme
Passionné, passionnel
Consonne, consonance, assonance, honneur, honorer, honorable
Attention, attentionné, intentionnel, erroné
Commode, accommoder, incommode

Les jeu des apparences, entre mensonge et vérité (Crébillon fils, Lettres de la Marquise de M*** au Comte de R***)

Le comte séduit la marquise, qui dans un premier temps résiste, puis cède progressivement. Leur relation est sans cesse troublée par la jalousie, celle de l'un comme de l'autre ; l'amour de la marquise devient une passion dévorante. Vient enfin le moment de la séparation, et le dénouement tragique : l'héroïne brûle les lettres de son amant, et meurt.

"Les prodigalités du rêve" (Le Rêve d'Émile Zola)

Le choix du titre recèle la signification du projet de Zola, explicité par celui-ci dans son manuscrit : le surnaturel est le produit de la rêverie, « effet réflexe », c’est-à-dire miroir, « de l’imagination ». Alors qu’il observe et recrée habituellement l’effet du milieu sur les individus, le romancier choisit dans ce roman la perspective inverse : la production du milieu par la rêverie. « Cela rentrerait dans la théorie qu’il n’y a qu’illusion de nos sens, que nous créons le monde, que tout part de nous pour revenir à nous. Le rêve enfin.

Une littérature de rêve(s)

Ce thème a pour intérêt de ne pas faire de la mimesis (représentation de la réalité, voir Erich Auerbach, Mimesis, et le GF/Corpus d’Alexandre Gefen consacré à ce thème) l’alpha et l’omega de la littérature et de l’art.

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