CPES 2017-2018

■ ■ Dates à noter

  • Pour le 28 septembre : • lire Le Lai de Lanval de Marie de France, ou un résumé.
    • Observer et analyser la communication dans le Roman de Mélusine (extraits distribués).
  • pour le 5 octobre :
    • résumé d’un texte d’Yves Michaud (Narcisse et ses avatars, « Com. Com remplace Espace public »), et rédaction d’un essai (2 à 3 pages). Document complémentaire, pour nourrir la réflexion : textes de Stéphane Fouks et de Jean Baudrillard.
    • lire attentivement Cicéron (extrait du De amicitia) et Aristote (extrait de l’Éthique à Nicomaque) ; noter les notions-clés.
  • 9 novembre, attention : cours reporté
  • pour le 16 novembre : synthèse de documents (l’éducation, entre liberté et pensée et respect de l’autorité)
    1. Rabelais, Gargantua
    2. Montaigne, Essais, « De l’institution des enfants »
    3. Rousseau, Émile ou de l’éducation
    4. Victor Hugo, « Le Maître d’études » (Les Contemplations)
    5. Jean-Paul Sartre, Les Mots
    6. Eugenio Garin, L’Éducation de l’homme moderne, p. 170-172
    + Textes complémentaires :
    Molière, L’École des femmes
    Paul Nizan, Les Chiens de garde
    François Jacob, La Statue intérieure
    J.-P. Brighelli, « L’escroquerie pédagogique de la classe inversée » (Le Point)
  • pour la rentrée de Toussaint : lire La Boétie, Discours de la servitude volontaire
  • pour le 23 novembre : littérature et pouvoir (début). Lecture de La Boétie.
    Chercher des œuvres d’art (peinture, ou autres formes artistiques) illustrant un rapport avec le pouvoir.

■ ■ 1ère période (6 séances)

MOYEN-ÂGE, XVIE SIÈCLE : littérature et communication, littérature et humanité(s)
Se comprendre : littérature et communication
Se connaître : ce que l’on peut savoir de l’homme
Transmettre : littérature et éducation

- thème 1 : roman et communication
- thème 2 : le dialogue, enjeux et obstacles
- thème 3 : connaître l’homme
- thème 4 : l’éducation de l’homme moderne
- thème 5 : la connaissance de soi
- thème 6 : l’invention de la solitude

• THÈME 1. ROMAN ET COMMUNICATION

Notions théoriques
- Aristote, Éthique à Nicomaque ; Cicéron, De Amicitia : amitié, vertu et société
- E.-R. Curtius, Littérature européenne et Moyen Âge latin : la notion de topos
- Erich Auerbach, Figura : continuité dans la culture européenne
- Marc Fumaroli, La Diplomatie de l'esprit
- Karlheinz Stierle, « Le roman, une dimension de l’Europe littéraire » (Identité littéraire de l’Europe)

Repères historiques
Unité de la culture européenne, et forces centrifuges.

Références
- Tristan et Iseut et Folie Tristan
- Chrétien de Troyes, Érec et Énide ; parcours du thème dans les autres romans de Chrétien de Troyes.
- Ovide, Métamorphoses
- Boccace, Décaméron, introduction
- Rabelais, Gargantua, l’abbaye de Thélème

Ouverture
- Madame de La Fayette, Zayde et La Princesse de Clèves. Le problème de la communication est le problème essentiel.

■ COURS 1 (14.09)
Introduction, consignes de travail, conseils de lecture. Tenir un journal de lecture.
Méthode de l’essai.
Échange sur le thème de la communication. Notions-clés : communication symétrique, communication asymétrique.

■ COURS 2 (21.09)
Méthodologie :
- l’art de l’essai : comment disposer ses arguments ?
- le résumé.
Repères méthodologiques sur cet exercice :
http://www.anagnosis.org/gnosis/?q=node/41

■ COURS 3 (28.09)
Fiction médiévale et communication :
- Marie de France, « Lanval » (dans les Lais)
- Jean d’Arras, Roman de Mélusine (extraits distribués)
- Chrétien de Troyes : Érec et Énide, Le Conte du Graal (la rencontre des 5 chevaliers, la demoiselle de la tente, les gouttes de sang sur la neige)

■ COURS 4 (05.10)
Roman et communication (suite et fin) : compréhension réciproque et diplomatie de l’esprit dans le roman français (Moyen Âge et Ancien Régime)
- Bases philosophiques : Aristote, Éthique à Nicomaque - Cicéron, De Amicitia

■ COURS 5 (12.10)

- Méthode de la synthèse de documents

■ COURS 6 (19.10)

• THÈME 2. ENJEUX DU DIALOGUE LITTÉRAIRE

- L’analyse du dialogue à la lumière des notions acquises sur la communication.
- Enjeux du dialogue à la lumière de l’histoire, XVIe-XVIIe siècles. Prose d’art et « diplomatie de l’esprit » (Marc Fumaroli)

Textes (1)
- Chrétien de Troyes, Perceval (les 5 chevaliers ; les gouttes de sang sur la neige)
- Un fabliau : « Le Paysan de Bailleul » (+ « Le Boucher d’Abbeville »)
- Théâtre au Moyen Âge : Le Jeu d’Adam

→ Yves Michaud, « La Com » : la communication, enjeux et définitions.

■ 09.11 : COURS DÉPLACÉ

■ COURS 7 (16.11)

Correction : exercice Michaud (résumé + essai)

Résumé possible (texte d’Yves Michaud, Narcisse et ses avatars, « La Com. Com remplace Espace public »)

Contrairement à une vision classique du réel (1), notre époque s’émancipe de l’espace au profit du virtuel (2), et du temps, puisqu’il rend tout éphémère (3). La com s’y substitue (4), absorbant tous les aspects de la société (5), car elle sélectionne les phénomènes dignes de devenir des informations, plongeant tout |50| le reste dans le néant (6).
Rien, dans les relations internationales, n’échappe à l’enregistrement, aujourd’hui comme autrefois (7), et nos correspondances électroniques sont intégralement surveillées, non occasionnellement, mais systématiquement, par de grands groupes privés. Qui d’ailleurs en douterait (8) ? La com n’est jamais qu’une publication de ces éléments |100|, sous prétexte de transparence (9). Son moteur est l’argent, réalité vile mais nécessaire à l’assomption des phénomènes dans la sphère immatérielle des informations (10). Ses ingrédients sont l’image, icône fascinante ou vulgaire artifice (11), et le récit sous forme d’histoires simplistes et répétitives (12).
L’efficacité de ces récits dépend |150| bien sûr de l’audience des médias, dans ses formes les plus modernes (13), qui font de la com plus qu’un moyen : un milieu (14). Ce dernier conditionne entièrement la perception du réel, aux dépens des formes anciennes de sociabilité (15), qu’il remplace en tant que culture à part entière (16) |199|.
(199 mots)


Remarques sur la méthode du résumé
- Pas de « selon l’auteur…. » ou autres formules de ce genre, incompatibles avec l’exercice du résumé ! Respecter la situation de communication : l’auteur du résumé se met dans la peau de l’auteur du texte.
- Un décompte exact des mots est exigé à la fin du résumé.
- Les guillemets sont exclus d’un tel exercice : ils sont réservés aux citations, et les citations n’ont pas le droit de cité dans un résumé.
- Reformuler complètement le texte. Par conséquent :
Ne pas le citer. Conserver les mots-clés bien sûr : inutile de remplacer « argent » par « finances », qui est moins clair !
Abréger. Éviter, par exemple, les paraphrases laborieuses du premier paragraphe, sous la forme : « selon Kant, le contexte de notre perception des choses nous est donné par l’espace et le temps ». En écrivant cela, je n’ai pas économisé un seul mot, et le résultat est plus confus que le texte de départ…
- Usage des exemples : wikileaks, google, etc. Éviter 1° les listes, et 2° le choix arbitraire de tel ou tel exemple. C’est l’idée générique qui compte, et elle seule : ici, par exemple, « les grands groupes », « le piratage »…
- Le résumé doit être parfaitement clair pour un lecteur qui ne connaîtrait pas le texte de départ. Cela suppose :
1° la plus grande clarté et la plus grande exactitude dans la restitution des idées ;
2° la plus grande clarté aussi dans l’articulation logique. Hors de question de juxtaposer des phrases ! Il faut des liens logiques, sous forme de conjonctions ou autres.


Observations sur l’essai

Barème :
- compréhension et traitement du sujet = 5 points
- cohérence et articulation logique du texte = 5 points
- richesse des exemples = 7 points
- forme (lisibilité, orthographe, syntaxe, lexique) = 3 points

1° Forme :
Tout est ici (exercices à faire, consignes à respecter scrupuleusement) :
Orthographe et syntaxe
http://www.anagnosis.org/gnosis/?q=node/89
S’exprimer (oralement ou par écrit) : les mots utiles
http://www.anagnosis.org/gnosis/?q=node/54
Présenter un travail manuscrit :
http://www.anagnosis.org/gnosis/?q=node/25
Remarque complémentaire : veiller au bon usage des guillemets. Deux exemples : 1° « On peut considérer le jugement d’Y.M. sur la communication comme "négatif". » D’abord, éliminer « on » : de qui s’agit-il ? Ensuite, soit le jugement est négatif, soit il est positif… Il faut choisir, et assumer le mot choisi. Les guillemets sont réservés aux citations et n’ont rien à faire ici. 2° « Des hommes politiques traînent des "casseroles" ». Le mot entre guillemets n’est pas, ici non plus, une citation : c’est une expression familière, dont l’intérêt est faible. Supprimer les guillemets, écarter cette expression, et développer une réflexion de fond à l’aide d’exemples documentés.

2° Comment poser un vrai problème et pousser sa réflexion un peu plus loin ?

a- Ne pas considérer la com comme un concept évident, qui se dispense d’analyse. Sans un effort de définition, la réflexion se prive de tout objet concret et clair, et se disperse. La com devient tout à la fois l’information, les médias (quels qu’ils soient, des chaînes d’information continue aux revues savantes…), les réseaux sociaux (médias et réseaux étant d’ailleurs souvent confondus), le journalisme, les intellectuels, les politiques, les artistes...
On pense parfois que la com consiste à « tout montrer », à « tout dire », ce qui est évidemment faux. « Tout montrer » est impossible ; dans le cas du terrorisme, par exemple, tenter d’apporter le maximum d’informations reviendrait à offrir des analyses historiques, géographiques, culturelles… Or, les médias de masse mettent presque exclusivement l’accent sur la douleur des victimes. La com est un écran : elle est tout sauf transparence, car une transparence sélective est une opacité.
Il faut donc analyser le contenu du concept de com, et interroger ce contenu concrètement, tel que le développe l’auteur :
→ c’est un phénomène nouveau, propre à la culture occidentale contemporaine.
→ la com est une forme de communication très asymétrique, qui n’est démocratique qu’en apparence.
→ la com privilégie le spectacle, sous la forme de l’image et de la fiction. Autrement dit, elle produit des représentations. Son seul but est de publier, c’est-à-dire de rendre visible son objet, quel qu’il soit.
→ Ces représentations captent les désirs qui se trouvent déjà dans le public. Autrement dit, elles ne créent rien : elles se contentent d’offrir au consommateur le mirage de l’objet de ses désirs.
→ La com fait fi de l’intimité : elle s’insinue dans la vie de privée de chacun, en amont (par l’utilisation d’informations personnelles) et en aval (en s’introduisant dans la sphère individuelle: maison, famille, sexualité…).
→ Ce sont ces aspects qui font de la com une culture à part entière selon Y. M. À l’espace-temps classique, elle substitue un espace-temps virtuel, beaucoup plus aisément manipulable.
Il convient donc d’élucider le sens du concept, pour en révéler le contenu. C’est ce contenu qu’il faut interroger dans un second temps. À la lumière de cette élucidation, on jugera cette problématique : « Si les médias nous permettent de comprendre le monde, comment expliquer que chacun comprenne le monde à sa manière ? Si au contraire la com ne nous permet pas de comprendre le monde, qu’est-ce qui pourra le permettre ? » Défauts de cette problématique : 1. le flou notionnel et 2. l’écart par rapport à l’idée de com telle que la conçoit l’auteur. Conséquence : le lecteur ne sait pas de quoi parle le texte qu’il est en train de lire…

b- apporter des exemples précis et documentés (voir ci-dessous).

3° Il est alors plus facile d’échapper aux idées reçues.
Les plus graves :
- sur l’« humain », considéré comme un acquis évident et définitif. Depuis l’humanisme antique, la notion d’humanité apparaît à juste titre comme l’objet d’une recherche et l’horizon de toute sagesse. Être philosophe, c’est devenir plus humain ; penser à la philosophie de Jean-Paul Sartre, un des derniers humanistes. Tous les discours naïfs sur « l’Homme » (avec majuscule, évidemment…) procèdent de l’oubli de cette vérité.
- sur la com considérée comme une force diabolique. Certains développements ne sont pas loin de développer un discours complotiste. La com, désignée au singulier, est parfois personnifiée.
- sur la com considérée naïvement, à l’inverse, comme la panacée. « La communication permet à n’importe quelle personne de prendre conscience du monde qui l’entoure et à l’ensemble des hommes du monde entier de s’unir pour un monde meilleur. »

De manière générale, ne pas se précipiter dans une perspective morale, qui conduit à formuler des banalités ou propos de comptoir. Ne pas écrire en militant, mais en observateur averti. Excès de pessimisme et excès d’optimisme sont à bannir. L’internet c’est bien pratique quand même, ça permet de rester en contact avec ses amis, de s’informer, sans internet on serait obligé à faire confiance à la presse et aux politiques… / L’internet est dangereux, on nous cache tout, on ne nous dit rien, les bonnes vieilles valeurs se perdent, nos vies deviennent artificielles…

Il faut aussi s’interroger sur certaines antithèses : à la com, définie à juste titre comme « culture de masse » et uniformisation de la pensée, on oppose parfois la « spontanéité » et la « sincérité ». C’est un piège dont se sert la com dans ses aspects les plus négatifs : la confusion entre la spontanéité et la singularité. Penser librement, c’est cultiver l’esprit critique et ne pas craindre de penser différemment des autres ; ce n’est pas être « spontané » ou « sincère », ce à quoi nous poussent sans cesse les réseaux sociaux.

4° Il faut donc s’appuyer sur des exemples précis et documentés : des noms, des titres, des analyses. Les exemples bien choisis rendent la réflexion consistante et stimulante, permettent d’échapper aux généralités et propos de comptoir, et créent un cercle vertueux : observer → diagnostiquer → définir. Pour y parvenir, il est évident qu’il faut lire et passer un peu de temps en bibliothèque ! Ouvrages et revues présentent nombre d’analyses sur ce sujet. Il faut renoncer à réfléchir seul, sans informations, sans documents, et finalement sans parler de rien…

Le secret pour entrer dans le débat :
- Prendre du recul : dans l’espace (est-ce vrai partout ?), dans le temps (en a-t-il toujours été ainsi ? La situation a-t-elle évolué ?)
- Entrer dans le détail, et dans la question des moyens : la technique.
- Inverser la perspective : ce qui semble bon peut-être mauvais, et inversement. Cultiver le paradoxe.

Il convient d’abord de mettre en perspective la notion de com comme milieu et forme de communication asymétrique :
- la consommation : texte de Jean Baudrillard, La Société de consommation, distribué ;
- le capitalisme : Guy Debord, La Société du spectacle sur l’utilisation des désirs et des représentations par le capital. Dans cette perspective (analyse de gauche) : Frédéric Lordon, économiste de gauche, Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique) et cette conversation sur la publicité.
- les médias : Paul Nizan, Les Chiens de garde (1932) sur les collusions entre médias et pouvoir. Serge Halimi, Les Nouveaux Chiens de garde (Raisons d’agir, 2005). Ouvrages à situer dans la perspective de l’engagement de ces auteurs ; même recommandation pour cette conférence de Daniel Mermet, journaliste engagé, animateur de Là-bas si j’y suis, remercié par France inter.

Il convient ensuite de comparer la « com » et d’autres formes de communication asymétrique :
- l’éducation et la parole du professeur (notion d’autorité)
- la parole du prêtre (notion de transcendance)
- la parole politique (exemple historique : l’Oraison funèbre de Périclès, dans Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, livre II. C’est déjà de la com ! À comparer avec la critique du genre de l’oraisons funèbre dans le Ménexène de Platon.
- la rumeur : voir Max Frisch, Le Juif d’Andorre

Des concepts-clés, qui ouvrent des portes et libèrent la réflexion :
- Le storytelling : Christian Salmon, Storytelling. La machine à fabriquer les histoires et à formater les esprits (2007)
- Sur les aspects socio-linguistiques de la communication : Alain Bentolila (passionnant linguiste, ayant beaucoup travaillé sur le parler-banlieue), « Il existe en France une inégalité linguistique »
http://www.lexpress.fr/education/il-existe-en-france-une-inegalite-lingu...
Bentolila est l’auteur de La Langue française pour les nuls (First), bon outil.
- La stratégie d’entreprise : voir par exemple cette page qui fait le point sur que doit être une communication efficace.
https://brandnewsblog.com/2016/04/24/le-langage-parent-pauvre-de-la-comm...
Dans le commerce comme un politique, la communication est essentielle : c’est le refus de communiquer qui engendre la désinformation. Voir texte de Stéphane Fouks, distribué (la communication et l’exigence de vérité).
- La notion de « nudge » : lire Richard Thaler, auteur de Nudge - La méthode douce pour inspirer la bonne décision (2008). Lire aussi l’article de Damien Dubuc, « Les Nudges : incitations vertueuses ou flicage invisible ? », revue Usbek et Rica, n°13, sept.-déc. 2015 (à lire ici)
- le conformisme : mécanismes analysés par Éric Maurin (La Fabrique du conformisme, Seuil). Noter qu’une fois de plus la « com » n’est pas le seul facteur : le conformisme a toujours existé. Il n’a fait qu’évoluer.
- etc.

Cultiver le sens du paradoxe : admettons que la com n’ait que faire de la vérité et ne se soucie que des apparences. Le professeur de philosophie Gaspard Koenig, dans son rafraîchissant Time to philo, Larousse, 2017 (« Post-vérité, le mot de l’année ») rappelle ainsi que Google news n’est pas épargné par la désinformation. Cependant, est-ce si nouveau ? Koenig rappelle ainsi également que Platon et Aristote ne désapprouvent pas systématiquement le mensonge – sans parler de Machiavel évidemment (p. 32)… Pour Nietzsche, en outre, l’idée de vérité n’est qu’une convention qui permet de mieux vivre en société (Vérité et mensonge au sens extra-moral, extrait publié par un récent numéro de Philosophie magazine sur la post-vérité).
On s’accorde généralement pour affirmer que le mensonge est une horreur, mais est-ce si vrai ?
- Sur les vertus de l’imagination, voir Alison Gopnick, Le Bébé philosophe, Le Pommier, 2012
https://www.scienceshumaines.com/entretien-avec-alison-gopnik-les-petits...
- Sur les vertus de la fiction en philosophie : Pierre Cassou-Noguès, Mon Zombie et moi. La Philosophie comme fiction, 2010
- Sur le plaisir de mentir : Koenig, Time to philo, « La rumeur est-elle le propre de l’homme ? », et « Le Droit de mentir » (avec référence à Benjamin Constant)

Observer (le plus concrètement et techniquement possible) les antithèses :
- la réappropriation du langage, dont l’horizon est l’autonomie.
- D’où, une réflexion nécessaire sur l’éducation, pour que le seul langage compris par la jeunesse ne soit pas celui de « la com ».
Voir Edgar Morin, Les Sept Savoirs nécessaires à l’éducation du futur (UNESCO, éd. du Seuil)
Jeter un œil sur le manifeste du collectif Paris-éducation 2015 :
http://en.unesco.org/esd-repo/669/1/Paris-education2015-manifeste.pdf
- Comme toute technique, la communication est féconde et source de liberté lorsqu’elle est maîtrisée par le plus grand nombre, et non considérée comme une évidence qui s’impose à nous. Voir la réflexion sur la technique de José Ortega y Gasset.
Sur les algorithmes, Michel Serres nous rappelle qu’ils sont utilisés depuis la nuit des temps, et que l’essentiel est de les rendre accessible au plus grand nombre.
http://www.philomag.com/lactu/michel-serres-lavenir-est-parfois-plus-anc...
Lire Petit Poucette, 2012 (Le Pommier).
- Mettre la « com » en perspective par rapport à la communication au sens classique :
1. Rhétorique. Référence : Aristote, La Rhétorique !
2. mise en commun et dialogue. Référence : Marc Fumaroli, La Diplomatie de l’esprit (Gallimard, Tel). Exemple littéraire : Boccace, Décaméron.


Plans de cours: 

Desk02 theme