CPES 2016-2017

Langue
- Dictionnaire : Petit Larousse ou Petit Robert
- Nathalie Baccus, Grammaire française, Librio
- Même auteur, Orthographe française, Librio
- Bénédicte Gaillard, Pratique du français de A à Z, Hatier.

Littérature : dictionnaires
- Dictionnaire des œuvres de tous les temps et de tous les pays, Robert Laffont, 7 volumes, 1994.
- Paul Aron, Denis Saint-Jacques, Alain Viala (dir.), Dictionnaire du littéraire, Presses Universitaires de France, 2002.
- Pierre Brunel (dir.), Dictionnaire des mythes littéraires, Editions du Rocher, 1988.
- Patrice Soler, Chantal Labre, Dictionnaire de poétique, des modernes aux anciens, Armand Colin, 2012.

Histoire littéraire
- Luc Fraisse, L’Histoire littéraire, un art de lire, La bibliothèque Gallimard, 2006.
- Jean-Yves Tadié (dir.), La littérature française : dynamique et histoire, Gallimard, Folio, 2007, t. I (Moyen-Age-XVIIe siècle) et II (XVIIIe-XXe siècles).

Anthologies littéraires
Conserver si possible ses manuels de lycée.
- Henri Mitterrand (dir), Littérature. Textes et documents, 5 volumes, Nathan.
- alternative possible : Xavier Darcos, Perspectives et confrontations, 5 volumes, Hachette.

Philosophie et histoire des idées
- Thierry Leterre et Emmanuelle Huisman-Perrin, Éléments de culture générale, Documentation française, 2015.
- François Châtelet (dir.), Histoire de la philosophie, Hachette, 8 tomes.
Autres références de culture générale : consulter et utiliser cette page.
http://anagnosis.org/gnosis/?q=node/17

→ Pour le 19.09. Questions sur une citation de Paul Valéry («Quelques notes sur la technique littéraire», novembre 1889. Texte écrit pour Le Courrier libre) : « Et ici, ne pas prononcer le mot de Décadence, qui ne signifie rien : aux vieilles sociétés qui ont des siècles d’analyse intérieure et de production littéraire, il faut des plaisirs toujours nouveaux, toujours plus aigus ! Pour nous, nous ne nous plaindrons jamais de vivre en un temps où l’on voit coexister des Hugo, des Flaubert, des Goncourt, où la maladive sensibilité d’un Verlaine fait place à l’énorme vitalité d’un Zola, où l’on peut jouir de ce rare spectacle : la brutalité de la concurrence vitale, du mercantilisme, de l’effacement de la personnalité, opposée au féminisme, à l’alanguissement exquis des artistes et des raffinés dilettanti. Nous nous plaisons à cette suprême antithèse : la grandeur barbare du monde industriel vis-à-vis des extrêmes élégances et de la recherche morbide des plus rares voluptés. » (Pochothèque, 2016, t. I, p. 295)
- Quel est le sens artistique du mot « décadence » ? Est-il négatif ?
- Donner l’étymologie (mot grec ou latin, généralement) des mots suivants : décadence, analyse, exquis, dilettante (pluriel dilettanti), barbare, élégance, morbide.
- Pour chaque auteur cité (Hugo, Flaubert, Goncourt, Zola et Verlaine), citer le titre d’un livre que vous auriez lu ou dont vous connaîtriez un extrait. Pour chaque auteur également, citer deux titres de livres que vous pourriez avoir envie de lire.
- Donnez votre avis sur la dernière phrase de Paul Valéry.

→ Pour le 26.09.
- Exposé n°1 : Marie de France, Le Lai de Lanval. 1° Le contexte, 2° l’histoire racontée et l’intérêt qu’elle présente, 3° l’écriture du récit (continuités et originalité).

→ Pour le 03.10.
- Exposé n°2 : Chrétien de Troyes, Le Conte du graal.
- Résumé n°1 (texte de Georges Duby).

→ Pour le 10.10.
- Exposé n°3 : François Villon.

→ Pour le 17.10.
- Test : lectures et assimilation du cours.

→ Pour le 07.11.
- Exposé n°4 : Rabelais, Pantagruel.
- Exercice à rendre : synthèse de documents sur la Renaissance. Texte 1 : Érasme, Éloge de la folie. Texte 2 : Rabelais, Pantagruel Texte 3 : Laurent Bourquin, La France au XVIe siècle. Texte 4 : Franck Lestringant, « L’ignorance chassée ». Texte 5 : Engenio Garin, L’Éducation de l’homme moderne.

→ Pour le 12.12.
- Quizz (test de connaissances)
- Écriture d’un article sur un extrait du Discours de la servitude volontaire de La Boétie (« C’est pitié d’ouïr parler de combien de choses les tyrans du temps passé faisaient leur profit pour fonder leur tyrannie […] pour le menu et grossier peuple. ») :
1. Présentation du texte (contexte, idée directrice, présupposés)
2. Très court résumé (étapes du raisonnement)
3. Explication (style, tonalité, arguments)
4. Éclairage actuel.

→ Le 07.01.
- Devoir commun (salle des Génovéfains). Résumé + essai

→ Pour le 23.01.
- Exposé n°5 : Mme de La Fayette, Zayde.

→ Pour le 20.02.
- Exercice « Thèse/antithèse »
- Isabelle Guillot s’interroge sur la portée didactique des Fables de La Fontaine. La désillusion du fabuliste est explicite dans la fable VIII, 27, intitulée « Le Loup et le chasseur » :

Fureur d'accumuler, monstre de qui les yeux
Regardent comme un point tous les bienfaits des Dieux,
Te combattrai-je en vain sans cesse en cet ouvrage ?
Quel temps demandes-tu pour suivre mes leçons ?
L'homme, sourd à ma voix comme à celle du sage,
Ne dira-t-il jamais : C'est assez, jouissons ?

La critique ajoute : « Les fables nombreuses qui illustrent le vain usage de la parole (orateur grec, berger Guillot, tous les bavards et les discoureurs moqués dans les Fables) reprennent ce motif comique et douloureux du discours inopérant. Le discours de mise en garde de l’orateur grec volant au secours de sa patrie est emporté par le vent, la harangue de l’éloquent Guillot se solde par un fiasco complet, les moutons couards sont comparés à une troupe en déroute et qui pourtant a vibré aux accents héroïques et pathétiques de son général en chef. Combien de fois les discours pleins de présomption des animaux des fables sont-ils cruellement et brutalement invalidés et infirmés par les coups du hasard ! Les animaux sont bavards mais, à l’instar des hommes, font surtout du bruit et parlent dans le vide. » (Fables de La Fontaine. Leçon littéraire, P.U.F, 2004, p. 107-108)

Lire un livre au choix dans les Fables de La Fontaine, et répondre à cette question en deux parties contradictoires : les fables de La Fontaine font-elles du « bruit », parlent-elles « dans le vide » ?

→ Pour le 27.02.
- Exposé n°6 : le jardin à la française.

→ Pour le 06.03.
- Exposé n°7 : le labyrinthe.

→ Pour le 20.03.
- Résumé et article : Voltaire.



SÉANCE 1 (12.09)

Introduction à l’écriture et à la lecture
Lire et écrire : proximité, voire unité de ces deux actions.
Voir :
- Julien Gracq, En lisant, en écrivant,
- Marcel Proust, Sur la lecture.

I- Enjeux de l’écriture dans l’histoire européenne

Débat sur une citation de Paul Valéry : « Telles m’apparaissent les trois conditions essentielles qui me semblent définir un véritable Européen, un homme en qui l’esprit européen peut habiter dans sa plénitude. Partout où les noms de César, de Gaius , de Trajan et de Virgile, partout où les noms de Moïse et de saint Paul, partout où les noms d’Aristote, de Platon et d’Euclide ont eu une signification et une autonomie simultanées, là est l’Europe. Toute race et toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise, quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne. » (Paul Valéry, « La Crise de l’esprit. Note », Variété, Pochothèque p. 726)

1. Le livre et la civilisation européenne

- Judaïsme. Souveraineté du Livre et lectures infinies.
Marc-Alain Ouaknin, Bibliothérapie, Lire aux éclats, Tsimtsoum
- Les « lieux » mentaux de la culture européenne : les « topos ».
Ernst-Robert Curtius, Littérature européenne et Moyen Âge latin
L’histoire elle-même comme Livre : la tradition thomiste.
- Le livre et la culture nationale : arrière-plan chrétien (XVIe-XIXe siècles). Thomisme et catholicisme romain, gallicanisme et protestantisme, jansénisme.
- L’islam et le livre : les Musulmans comme épellation du Livre. Expression du Livre dans l’histoire par la médiation du prophète. Cf. problématique chrétienne de l’Incarnation.

2. Les trois révolutions de l’écriture

- L’invention de l’écriture (le passage à l’écrit)
- L’invention de l’imprimerie (la mécanisation)
- Le numérique et internet (la dématérialisation)
Michel Serres, Le Gaucher boiteux, 2015
Anthony Grafton, La Page, de l’Antiquité à l’ère du numérique, 2015

SÉANCE 2 (19.09)

II. Réflexion sur la citation de Paul Valéry
(réinvestissement des acquis du lycée)

1. La citation

- sa définition du goût littéraire en 1889,
- les références paradoxales qu’il apporte,
- celles qu’il n’apporte pas.

2. La « décadence » dans l’histoire culturelle du XIXe siècle

1° L’âge romantique : désenchantement et culte du moi
2° Le retour au réel et le primat de l’objet
2° Décadentisme et écriture en révolte

Références citées

- Baudelaire (Les Fleurs du mal (1840-1857), Flaubert (« La Légende de saint Julien l’hospitalier » et « Hérodias », dans Trois contes, 1877), précurseurs du décadentisme
- Huysmans, À rebours, 1884 (protagoniste : Des Esseintes) : dandysme exacerbé, culte de la singularité à tout prix ;
- Lautréamont, Les Chants de Maldoror (1868-1869) ;
- Verlaire, Poèmes saturniens (1866), Fêtes galantes (1869), Romances sans paroles (1874), Sagesse (1880).

Notions de courant et de mouvement
+ courants et mouvements au XIXe siècle.

SÉANCE 3 (26.09)

  • Méthode du résumé

III. Le Moyen Âge

1. Les « renaissances » successives et l’idéal de translatio studii

- l’époque mérovingienne et la « renaissance carolingienne ». L’empire du latin, l’enrichissement du français (Alcuin) et le développement de l’écriture (minuscule carolingienne).

→ La division, malédiction de l’Europe : 1° empire franc et empire germanique. 842, serments de Strasbourg ; 2° schisme religieux de 1054.
Voir René Girard, Achever Clausewitz.

- La « renaissance » du XIIe siècle et les croisades.
L’art roman ;
l’idéal de chevalerie chrétienne.
Deux figures : Abélard et Chrétien de Troyes.

- La « renaissance » gothique du XIIIe siècle ; la fine amor, conception non chrétienne de l’amour.

→ Les divisions de l’Europe intellectuelle : les goliards contre l’Eglise et contre la chevalerie ; les ordres mendiants contre l’université.

- La « renaissance » du XIVe siècle : montée en puissance de la bourgeoisie, développement des littératures nationales. Émergence de la « Renaissance » italienne : Dante, Pétrarque, Boccace.

2. Le Moyen Âge et le savoir

- La transmission de la culture, les vecteurs de continuité : l’exégèse, les sept arts libéraux (trivium et quadrivium).
- Les lieux de savoir : monastères, écoles cathédrales et chapitres urbains (école de Chartres, école de Paris), collèges.

3. Les genres de fiction

- La chanson de geste (XIe siècle),
- le roman épique (XIIe siècle).
- Dès le XIIe siècle : développement d’une littérature courtoise (troubadours) et de la matière de Bretagne. Tristan et Iseut vers 1170.
- (La fin du Moyen Âge et la littérature bourgeoise)

→ Passage de la geste à l’aventure :
→ Question centrale : comment se comprendre ? Concorde et discorde, communication symétrique et communication asymétrique. « La cour du roi Arthur est le lieu privilégié d’une nouvelle société de communication dont l’équilibre complexe est toujours mis à l’épreuve. » (Karlheinz Stierle)

Exposé n°1 : Marie de France, lai de Lanval.
→ discorde / concorde. Discorde née de l’injustice / puissance de l’amour, qui refonde l’ordre juste et relégitime le pouvoir ;
→ ordre de l’aventure et miroitement des symboles ;
→ le visible et l’invisible ;
→ la fonction de la poésie : le vers et la voix.

SÉANCE 4 (03.10)

Exposé n°2 : Chrétien de Troyes, Perceval.
Extraits :
- la rencontre de Perceval avec les chevaliers,
- l’arrivée à la cour d’Arthur.

→ axe des épisodes et axe des symboles,
→ l’objet du roman : l’aventure intérieure, celle du sens, l’amour courtois (fine amor, dans l’imaginaire romanesque) plutôt que les armes (imaginaire épique). Influence du savoir des clercs ; influence de l’hagiographie.
→ la recherche d’une communication harmonieuse : comparaison de Perceval et du lai de Lanval.
→ Enjeu culturel : naissance d’un nouvel humanisme européen, fondé sur les cultures romanes, et non plus sur le latin et la culture antique comme au temps des « renaissances » précédentes (carolingienne et othonienne).

Référence complémentaire : Mikhaïl Bakhtine (1895-1975), Esthétique et théorie du roman.
→ Avec les romans de Chrétien de Troyes naît une nouvelle catégorie de romans, qui ne s’appuient plus sur un univers consensuel (l’Antiquité) et sur un langage normé qui tend vers l’uniformité (le roman grec, l’épopée) mais sur une nouvelle mythologie (la matière de Bretagne) et une nouvelle morale (la fine amor). Le roman invente un nouveau langage, provisoirement : le roman de chevalerie se figera à son tour, à partir du XIIIe siècle, en un nouveau conformisme. Il faudra attendre Rabelais, puis Cervantès pour le sortir de cette gangue.

4. L’héroïsme, de la chanson de geste à l’imaginaire courtois

→ Extraits : La Chanson de Roland (la mort de Roland)

SÉANCE 5 (10.10)

L’héroïsme (suite et fin) : récapitulation des notions,
- évolution du récit, de la laisse (chansons de geste) au couplet d’octosyllabes (romans) ;
- transformation de la translatio studii
- évolution de la figure du chevalier : exemples de la Chanson de Roland, du Roman de Thèbes, de Perceval, d’Amadis de Gaule et de Don Quichotte.

Exposé n°3 : François Villon
« Ballade des dames du temps jadis ». Axe de lecture : la translation studii

SÉANCE 6 (17.10)

Méthode de l’explication de texte

5. La poésie lyrique hors du thème courtois : Rutebeuf, François Villon
- Aperçu de la poésie lyrique courtoise ;
- la poésie hors du lyrisme courtois.

TEST (1/2h) : questionnaire (lectures et assimilation du cours).

VACANCES DE TOUSSAINT (20.10-02.11)

SÉANCE 7 (07.11)
Cours raccourci d’une heure (conseil d’enseignement)

Compte rendu du résumé n°1 (texte de Georges Duby)

Exposé sur François Rabelais, Pantagruel (1e partie)

SÉANCE 8 (14.11)

Compte rendu du test de connaissances

IV. Renaissance et humanisme : « que sais-je ? »

1. La nouveauté : doute, folie, utopie

Exposé n°4 : François Rabelais, Pantagruel (2e partie)
→ Savoir humaniste et comique

Références :
- Érasme, Éloge de la folie (1509-1511)
- Thomas More, Utopia (1516)
- Michel de Montaigne, Essais (1580-1595)

+ Eugenio Garin, L’Éducation de l’homme moderne (1957)

SÉANCE 9 (21.11)

2. « Renaissance », « humanisme », « Réforme »
Définitions et aspects historiques
Illustrations

SÉANCE 10 (28.11)

3. L’ « imitation de la nature »

→ La poésie à la Renaissance (1)
Pétrarquisme et néopétrarquisme : imitation et détournement.
Référence : Pétrarque (1304-1374), Canzoniere (Poésie/Gallimard)

SÉANCE 11 (05.12)

→ La poésie à la Renaissance (2)
Lectures de textes :
- Marot, L’Adolescence clémentine (1532)
- Du Bellay, L’Olive (1549-1550)
- Ronsard, Les Amours (1552 et 1553)

SÉANCE 12 (12.12)

3. Littérature et pouvoir à la Renaissance
Travail sur la synthèse de documents
- Texte 1 : Érasme, Éloge de la folie
- Texte 2 : Rabelais, Pantagruel - Texte 3 : Laurent Bourquin, La France au XVIe siècle
- Texte 4 : Franck Lestringant, « L’ignorance chassée »
- Texte 5 : Engenio Garin, L’Éducation de l’homme moderne.

VACANCES DE NOËL (19.12-02.01)

DEVOIR COMMUN (07.01)

Sujet : « L’Avenir des humanités » (article de Philippe Cibois, revue Esprit, déc. 2012, Refaire les humanités).
→ Résumé et écriture d’un essai.

SÉANCE 13 (09.01)

V. Baroque et classicisme : politique et littérature

1. Après les ambitions de la Renaissance, l’inquiétude baroque (1)

Référence : Jean Rousset, La Littérature de l’âge baroque en France. Circé et le paon, Corti, 1954.
Le premier baroque : poésie et peinture maniéristes.
Notions-clés :
- visibilité du travail de l’artiste (la main)
- le dépassement de la nature : déformation de la réalité, distorsion de l’imitation de la nature
- imitation différentielle (imitation et variation) : par ex., néopétrarquisme en poésie, ou usage relativement libre des citations

Noms :
- Littérature : Montaigne (Essais), Théodore Agrippa d’Aubigné (Hécatombe à Diane, Stances)…
- Peinture : Le Corrège, le Parmesan, Titien, Tintoret, Michel-Ange, Michel-Ange, Le Greco.
http://www.anagnosis.org/gnosis/?q=node/90

SÉANCE 14 (16.01)

2. L’esthétique baroque : Circé, Protée, le paon
Baroque et poésie.
Perspective artistique : peinture et architecture baroques.
Notions-clés :
Noms :
- Poésie : Théophile de Viau, Tristan L’hermite

SÉANCE 15 (23.01)

3. L’esthétique baroque : La recherche de l’absolu
Le romanesque baroque et le problème du langage.
Notions-clés :
- renouveau de l’Église romaine après le concile de Trente
- theatrum mundi et recherche d’une transcendance, ombre et lumière (vision dualiste). « L’insécurité générale (disettes, famines, épidémies…) préparait les âmes à solliciter l’intercession des forces spirituelles. » (Victor-Lucien Tapié, Le Baroque)
- Aspiration à un ordre supérieur

Noms :
- Jean de La Ceppède, Jean-Baptiste Chassignet, François de Malherbe
- Architecture : Bernin, Borromini
- Peinture : Velasquez, , Rubens, Van Dyck

Œuvre : madame de Lafayette, Zayde (exposé n°6)

SÉANCE 16 (30.01)

4. Diplomatie de l’esprit et société de cour

Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves (exposé n°6, suite)
Madame de Villedieu, Les Désordres de l’amour, « Histoire de Givry »

Référence : Marc Fumaroli, La Diplomatie de l’esprit (1998)

VACANCES D’HIVER (06.02-19.02)

SÉANCE 17 (20.02)

5. Le classicisme : absolutisme et littérature
Histoire littéraire et histoire politique
La notion classique de « goût »

Malherbe, « Qu’avec une valeur… »
Théophile de Viau, « Mais cet autre poète… »
Cardinal de Retz, Mémoires : « Le dernier point de l’illusion, en matière d’État… »
La Fontaine, « Aux Nymphes de Vaux »
Molière, Tartuffe, dénouement.

Peinture :
- Philippe de Champaigne, portrait de Richelieu
http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=1131
- Anonyme, Henri IV s’appuyant sur la religion pour donner la paix à la France
https://www.histoire-image.org/etudes/henri-iv-paix
Consulter ce dossier sur les portraits royaux :
https://www.histoire-image.org/albums/portraits-royaux

SÉANCE 18 (27.02)

V. Classicisme et Lumières : littérature et vérité

Références :
- Michel Foucault, Le Courage de la vérité (cours au Collège de France, 1984)
- Pierre Campion, La Littérature à la recherche de la vérité, Seuil, 2010

1. Les moralistes du grand siècle
La Bruyère, Les Caractères
La Rochefoucauld, Maximes et réflexions
Pascal, Pensées
La Fontaine, Fables

SÉANCE 19 (06.03)

2. Art, littérature et vérité : l’exemple de l’art du jardin
- Clôture du jardin médiéval
- Ouverture du jardin Renaissance
- Régularité du jardin classique
- Complexité du jardin baroque
- La jardin romantique et la nature

SÉANCE 20 (13.03)

3. Le labyrinthe, entre baroque et Lumières
Œuvres en relation :
- Charles Perrault, Le Labyrinthe de Versailles
- Racine, Phèdre
- Labyrinthes romanesques au XVIIIe siècle : Laclos, Dorat, Denon, Crébillon.

Exposé :
- l’art du labyrinthe : mythologie grecque, cathédrales, labyrinthe baroque, labyrinthe et libertinage.

SÉANCE 21 (20.03)

4.

Texte-support : René Descartes, Méditations métaphysiques (1e méditation)

SÉANCE 22 (27.03)

5. Les Lumières : qu’est-ce que l’esprit critique ?

6. Logos et dialogue
- Le dialogue tragique : Corneille, Racine
- Le dialogue comique : Molière, Marivaux
- Critique de la conversation

7. Logos et mythos dans la littérature du XVIIIe siècle

- Voltaire, Diderot, romans et contes
- Montesquieu, Lettres persanes
- Abbé Prévost, Mémoires et aventures d’un homme de qualité (et Manon Lescaut)

VACANCES DE PÂQUES (03.04-16.04)

Plans de cours: 

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