Cours de grec débutant

Grec. Point 1 : la langue et l'écriture

L’alphabet est une technique d’écriture historiquement datée. Dans l’histoire grecque, il apparaît au VIIIe siècle avant J.-C., mais les Grecs n’en sont pas les inventeurs : ils ont emprunté cette technique aux Phéniciens, et l’ont adaptée à leur langue. Jean Irigoin a même imaginé HOMÈRE en personne découvrant ce procédé dans l’échoppe d’un marchand phénicien qu’il voyait écrire, et l’adoptant pour aider sa mémoire («Homère, l’écriture et le livre», revue Europe, mai 2001).

Grec. Point 2 : les noms et les cas

« Le mot est un son qui signifie quelque chose », écrit Pierre Nicole (1625-1694) dans le style de la Logique de Port-Royal
Parmi ces mots, considérons d’abord les noms. En plus de la signification qui lui est propre, chaque nom possède :

Grec. Point 3 : l'article et la déclinaison des mots en α

L’article

« Ce que les Grecs ont nommé Article, du mot qui signifie proprement les jointures des doigts, à cause de la liaison particulière que cet Article a avec les Noms » (Pierre Nicole, qui se réfère au mot grec ἄρθρον).

L’article se décline bien sûr au féminin, au masculin et au neutre.

Grec. Point 4 : les verbes et l'indicatif présent (voix active)

Le point de départ est le « thème », c’est-à-dire le verbe abstraction faite de sa désinence.
Thème : « ce qui est posé » (θῆμα) au départ. C’est la base, que l’on reprend avec des variations, comme un thème musical. Tout verbe grec possède trois thèmes :
• le thème du présent,
• le thème de l’aoriste (mot d’origine grecque qui veut dire « non délimité »)
• et le thème du parfait (mot d’origine latine qui veut dire « accompli »)

Grec. Point 5 : particules et coordination

Les particules : ces petits mots constituent une des singularités du grec.

Certaines ont une valeur intensive (γε, δή, μήν expriment une insistance, mettant un ou une expression en relief), tandis que ἄν introduit un aspect conditionnel (valeur modale) ; mais la majorité d’entre elles sert à relier phrases et propositions. Dans ce dernier emploi, on peut considérer que les conjonctions de coordination font partie des particules.

Grec. Point 6 : l'infinitif présent

L’infinitif définit « l’idée verbale pure ». Le mot grec qui se traduit par « infinitif » est ἀπαρέμφατος : « qui ne possède pas de signification accessoire » (Jean Humbert). Ce n’est pas une forme très ancienne : elle suppose « des capacités d’abstraction qui vont de pair avec un certain développement intellectuel ».

L’infinitif donne une fonction au verbe, comme s’il était un substantif. La plupart du temps, il s’agit d’une fonction sujet ou objet :

Grec. Point 7 : l’indicatif présent, voix moyenne et passive

Sur la distinction entre les trois voix et le tableau des désinences, voir point 4 :
http://anagnosis.org/gnosis/?q=node/50

Rappel : la voix moyenne diffère de la voix passive pour le sens, non pour la forme, à l’exception du futur et de l’aoriste.

Au présent, il faut ajouter au thème les désinences du moyen et du passif : 1. -μαι, 2. -σαι, 3. -ται, 4. -μεθα, 5. -σθε, 6. -νται.

Grec. Point 8 : les 240 racines verbales de base

N.B. La colonne de gauche contient une majorité de formes simples, c’est-à-dire sans préfixes. Ce ne sont pas forcément les formes les plus fréquentes, mais le sens des formes composées peut être déduit, en général, du sens du radical et de celui des préfixes.
Seules les formes composées les plus fréquentes sont indiquées.


ἀγανακτέω-ῶ je m’irrite, je m’indigne

Grec. Point 8 : deuxième déclinaison (mots en ος et ον)

Nous avons vu la déclinaison des mots en α ; cette première catégorie de substantifs rassemblait des mots généralement féminins.
La déclinaison que voici est surtout composée de mots masculins et neutres. Il s’y trouve des noms féminins, mais ils se déclinent comme les masculins : il faut seulement prêter attention aux adjectifs et déterminants, qui s’accordent au féminin :
καλ ὁδός, « le beau chemin ». Comme les masculins de la première déclinaison, ce sont des mots hybrides.

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