Votre sentiment de "mal vous faire comprendre" s'explique très simplement : vous me prêtez des idées qui ne sont pas les miennes, et vous vous étonnez par conséquent que je n'y fasse pas écho. Je vous réponds néanmoins aussi méthodiquement que possible :
- "Je ne me place ni dans le champ de la linguistique, ni de la pédagogie, ni de la sociologie."
C'est dommage, car c'était justement le sujet de l'émission Répliques, et c'était le sujet de ce billet... D'où ma question, de nouveau : "Quel est le propos ?"... La liberté d'un blog a ses inconvénients !
- "Je suis un scientifique et le propos des "bouseux de la gueule" comme les appelait Céline m'indisposent."
Il faudrait préciser en l'occurrence votre cible, ce qui serait intéressant. Est-ce qu'en refusant un discours simpliste et en invitant à la réflexion et à la nuance, on se range dans le camp des baratineurs et des coupeurs de cheveux en quatre ? Finkielkraut lui-même ne vous suivrait pas sur ce terrain...
- La suite de votre propos assimile le "progrès" du français et le "progrès" de la science, et vous prenez l'exemple des mathématiques. Je regrette, mais il n'y a pas de progrès dans l'histoire d'une langue : le modèle standard est sans doute plus complet et plus efficace que la physique newtonienne, mais le français de Gide n'est pas plus performant que celui de Mme de la Fayette... C'est un étrange préjugé. Quant à imaginer que l'invasion du langage des banlieues viendrait ruiner ce beau progrès, c'est une idée délirante ! Vous vous vantez de ne pas parler de linguistique, mais vous en parlez quand même et pour énoncer des énormités.
- "Un idiome primitif dénué de toute nuance et de syntaxe complexe. En terme clair : la faillite totale de l'enseignement !!!!"
Les quatre points d'exclamation n'y changent rien : l'enseignement n'est pas la cause du phénomène que vous croyez dénoncer. Il est confronté à un problème considérable, et bien malin qui possède la solution miracle. La récitation de "Demain dès l'aube" en a peut-être les apparences, mais ce n'est qu'une illusion. Bien sûr, il ne faut pas renoncer à la récitation pour autant... Mais le problème pédagogique est compliqué, et exige des solutions pédagogiques...
- "Que cette langue des cités soit truculente..." "On peut, Monsieur, rejeter le classicisme..." "Mais j'entends déjà les commentaires : élitisme = fascisme = antisémitisme..."
Vous manquez étrangement votre cible : vous semblez avoir davantage besoin de vous défouler que de débattre. Pour ma part où ai-je écrit que la langue des cités était truculente ? Si vous voulez mon avis elle est une source d'invention verbale que nous aurions tort de juger bêtement comme "sauvage"; ce qui est problématique, c'est la pauvreté du lexique : parfois quelques centaines de mots seulement chez certains élèves. Encore une fois, dans le cadre de l'enseignement, c'est un problème pédagogique. Si vous n'avez pas d'idée à proposer, évitez de juger les enseignants. Cela dit, je vous rassure, si vous vous sentiez seul : au café de la gare ceux qui pensent comme vous sont légion.
Qui rejette les classiques ? Ce site leur est intégralement consacré... Y avez-vous jeté un œil ? Avez-vous seulement lu son titre ? C'est un inconvénient d'internet : nous atterrissons sur des pages que nous lisons très rapidement (c'est visiblement votre cas !) sans regarder plus loin.
Votre équation sur l'élitisme est un pur retournement de celle que je dénonce. "C'est celui qui le dit qui l'est ?"...
Incompris...
Votre sentiment de "mal vous faire comprendre" s'explique très simplement : vous me prêtez des idées qui ne sont pas les miennes, et vous vous étonnez par conséquent que je n'y fasse pas écho. Je vous réponds néanmoins aussi méthodiquement que possible :
- "Je ne me place ni dans le champ de la linguistique, ni de la pédagogie, ni de la sociologie."
C'est dommage, car c'était justement le sujet de l'émission Répliques, et c'était le sujet de ce billet... D'où ma question, de nouveau : "Quel est le propos ?"... La liberté d'un blog a ses inconvénients !
- "Je suis un scientifique et le propos des "bouseux de la gueule" comme les appelait Céline m'indisposent."
Il faudrait préciser en l'occurrence votre cible, ce qui serait intéressant. Est-ce qu'en refusant un discours simpliste et en invitant à la réflexion et à la nuance, on se range dans le camp des baratineurs et des coupeurs de cheveux en quatre ? Finkielkraut lui-même ne vous suivrait pas sur ce terrain...
- La suite de votre propos assimile le "progrès" du français et le "progrès" de la science, et vous prenez l'exemple des mathématiques. Je regrette, mais il n'y a pas de progrès dans l'histoire d'une langue : le modèle standard est sans doute plus complet et plus efficace que la physique newtonienne, mais le français de Gide n'est pas plus performant que celui de Mme de la Fayette... C'est un étrange préjugé. Quant à imaginer que l'invasion du langage des banlieues viendrait ruiner ce beau progrès, c'est une idée délirante ! Vous vous vantez de ne pas parler de linguistique, mais vous en parlez quand même et pour énoncer des énormités.
- "Un idiome primitif dénué de toute nuance et de syntaxe complexe. En terme clair : la faillite totale de l'enseignement !!!!"
Les quatre points d'exclamation n'y changent rien : l'enseignement n'est pas la cause du phénomène que vous croyez dénoncer. Il est confronté à un problème considérable, et bien malin qui possède la solution miracle. La récitation de "Demain dès l'aube" en a peut-être les apparences, mais ce n'est qu'une illusion. Bien sûr, il ne faut pas renoncer à la récitation pour autant... Mais le problème pédagogique est compliqué, et exige des solutions pédagogiques...
- "Que cette langue des cités soit truculente..." "On peut, Monsieur, rejeter le classicisme..." "Mais j'entends déjà les commentaires : élitisme = fascisme = antisémitisme..."
Vous manquez étrangement votre cible : vous semblez avoir davantage besoin de vous défouler que de débattre. Pour ma part où ai-je écrit que la langue des cités était truculente ? Si vous voulez mon avis elle est une source d'invention verbale que nous aurions tort de juger bêtement comme "sauvage"; ce qui est problématique, c'est la pauvreté du lexique : parfois quelques centaines de mots seulement chez certains élèves. Encore une fois, dans le cadre de l'enseignement, c'est un problème pédagogique. Si vous n'avez pas d'idée à proposer, évitez de juger les enseignants. Cela dit, je vous rassure, si vous vous sentiez seul : au café de la gare ceux qui pensent comme vous sont légion.
Qui rejette les classiques ? Ce site leur est intégralement consacré... Y avez-vous jeté un œil ? Avez-vous seulement lu son titre ? C'est un inconvénient d'internet : nous atterrissons sur des pages que nous lisons très rapidement (c'est visiblement votre cas !) sans regarder plus loin.
Votre équation sur l'élitisme est un pur retournement de celle que je dénonce. "C'est celui qui le dit qui l'est ?"...