Vos commentaires sont très pertinents. Je trouve d'ailleurs ridicule l'extase bébête de la prof de sauver les lettres dans l'émission de Finkielkraut parce qu'un élève a récité "demain dès l'aube". On est plein de profs de français à faire apprendre du Hugo et il n'est pas difficile dans un collège ZEP comme le mien de trouver qq élèves qui disent des textes à merveille. Faire réussir tous les élèves, établir des passerelles entre leurs cultures et la culture classique, c'est une autre paire de manches. Et puis, Hugo, c'est celui quand meme qui réclamait qu'on mette un bonnet rouge au vieux dictionnaire et qui a écrit que "les portes du passé étaient définitivement fermées". J'ai pour ma part, militant pédagogique, de longues années d'expérience d'un travail difficile, mais passionnant, qui reste optimiste malgré tout, de "passeur culturel" (cf. mon ouvrage Transmettre une culture à tous les élèves, crdp d'amiens et crap-cahiers pédagogiques, www.cahiers-pedagogiques.com) et j'enrage de voir les élitistes simplistes tenir le haut du pavé en voulant faire croire que les pédagogues ne s'intéressent pas à la culture classique. Ces derniers le font, mais pas avec des discours hésitant entre le vertige de l'effusion lyrique et les pleurs "admirables" des pseudo-paradis perdus (l'enseignement du français que j'ai eu au lycée dans les années 60 ne suscite aucun regret chez moi).
Continuez votre réflexion vigoureuse
JM Zakhartchouk, rédacteur aux cahiers pédagogiques et prof de collège
Finkielkraut et autres élitistes
Vos commentaires sont très pertinents. Je trouve d'ailleurs ridicule l'extase bébête de la prof de sauver les lettres dans l'émission de Finkielkraut parce qu'un élève a récité "demain dès l'aube". On est plein de profs de français à faire apprendre du Hugo et il n'est pas difficile dans un collège ZEP comme le mien de trouver qq élèves qui disent des textes à merveille. Faire réussir tous les élèves, établir des passerelles entre leurs cultures et la culture classique, c'est une autre paire de manches. Et puis, Hugo, c'est celui quand meme qui réclamait qu'on mette un bonnet rouge au vieux dictionnaire et qui a écrit que "les portes du passé étaient définitivement fermées". J'ai pour ma part, militant pédagogique, de longues années d'expérience d'un travail difficile, mais passionnant, qui reste optimiste malgré tout, de "passeur culturel" (cf. mon ouvrage Transmettre une culture à tous les élèves, crdp d'amiens et crap-cahiers pédagogiques, www.cahiers-pedagogiques.com) et j'enrage de voir les élitistes simplistes tenir le haut du pavé en voulant faire croire que les pédagogues ne s'intéressent pas à la culture classique. Ces derniers le font, mais pas avec des discours hésitant entre le vertige de l'effusion lyrique et les pleurs "admirables" des pseudo-paradis perdus (l'enseignement du français que j'ai eu au lycée dans les années 60 ne suscite aucun regret chez moi).
Continuez votre réflexion vigoureuse
JM Zakhartchouk, rédacteur aux cahiers pédagogiques et prof de collège