Phrases d'exercice sur le présent de l'indicatif : voix moyenne et passive, verbes thématiques et athématiques


Les mots en caractères gras sont des verbes employés au présent de l'indicatif. Pour chaque mot, indiquer :

  • à quel modèle il appartient (modèles θεραπεύομαι, τιμῶμαι, καλοῦμαι, ἀξιοῦμαι, ὄμνυμαι, ἵσταμαι, τίθεμαι, δίδομαι)
  • à quelle personne et quelle voix il est employé.

S’entraîner à conjuguer chacun de ces verbes à toutes les personnes du singulier et du pluriel.
Comprendre le mieux possible la phrase, à l’aide des notes, mais en ayant conscience que les phrases suivantes sont tirées de la littérature, et non de la conversation courante.
Les mots soulignés sont à mémoriser en priorité.

Phrases

1. [solution] Ἤδη γὰρ δηρὸν χρόνον ἀλλήλων ἀπέχονται
εὐνῆς καὶ φιλότητος.
(Homère, Iliade, XIV, v. 206-207)
Héra s’est parée de son mieux pour séduire Zeus. Quand celui-ci l’aperçoit et lui demande où elle va, elle prétend rendre visite à Océan et Thétis, ses parents, qui sont brouillés. Elle fait allusion ici à leur discorde.

ἥδη : cet adverbe de temps sert à considérer un temps à partir du moment où l’on en parle. D’où, le plus souvent : « déjà » ou « désormais ».
δηρός, ά, όν « long » (en temps).
ὁ χρόνος, ου « le temps ». De ce mot dérivent les mots français « chronique », « chronologie », etc. Noter la différence entre ce mot et le nom du dieu Kronos, Κρόνος ; la ressemblance entre ces deux mots ne signifie pas que l'un dérive de l'autre.
Noter l’accusatif de durée δηρὸν χρόνον.
ἀλλήλους, génitif ἀλλήλων, datif ἀλλήλοις : « les uns les autres », pronom réciproque formé à partir de l'adjectif ἄλλος « autres ».
ἀπέχομαι (voix moyenne) « se tenir éloigné », « se priver » (complément au génitif : « de… ») Le préfixe ἀπο- exprime cet éloignement, et le verbe ἔχομαι signifie plutôt « être » qu'« avoir », comme souvent le verbe ἔχω lui-même. « le verbe ἔχω comme tous les verbes "avoir" exprime un rapport de possession et constitue un "être à" renversé. » (P. Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque)
ἡ εὐνή, ῆς « la bienveillance »
φιλότητος génitif singulier de ἡ φιλότης (3e déclinaison) « l’amour », « la tendresse ». On reconnaît bien sûr la racine de l'adjectif φίλος « cher », et de la φιλία, de l'« amitié ».

2. [solution] Ἔνθα θεὰ καὶ τοῖς παραγίγνεται ἠδ' ὀνίνησιν. (Hésiode, Théogonie, v. 436)
À rebours d’une image habituellement terrifiante, Hésiode présente Hécate comme une divinité bienfaisante ; elle est, par exemple, secourable aux athlètes.

ἔνθα adverbe : « là » (adverbe de lieu), ou « alors » (adverbe de temps)
ἡ θεά « la déesse »
τοῖς : avant d’être un article, ὁ, ἡ, τό est un pronom-déterminant démonstratif.
παραγίγνομαι (voix moyenne) « assister à » (complément au datif). Le préfixe παρα- et la préposition παρά expriment la proximité ; et on reconnaît γίγνομαι, dont l'idée première est celle de naissance, mais s'emploie souvent pour « être ».
ἠδέ conjonction de coordination « et », dans les textes épiques ou poétiques. Cette conjonction est formé de la particule affirmative et de la conjonction δέ.
ὀνίνημι « être utile », « être profitable »

3. [solution] Δία τοι ξένιον μέγαν αἰδοῦμαι. (Eschyle, Agamemnon, v. 362)
Pâris avait, en enlevant Hélène, transgressé les lois non écrites de l’hospitalité. Comme les Troyens ont perdu la guerre, le chœur rend hommage au dieu garant de l’hospitalité : Zeus lui-même, « Zeus hospitalier ».

Δία accusatif de Ζεύς, génitif Διός (3e déclinaison).
τοι particule intensive, qui à l’origine est le pronom personnel συ au datif (en grec classique σοι « pour toi »).
ξένιος, α, ον « hospitalier », à ne pas confondre avec ξένος, η, ον « étranger ». Penser à la « xéno-phobie », ou, à son contraire, la « philo-xénie », moins connue !...
αἰδέομαι-οῦμαι (voix moyenne) « craindre », « révérer », « respecter »
μέγαν accusatif masculin singulier de μέγας, μεγάλη, μέγα « grand », adjectif de la troisième classe.

4. [solution] Τῶν σοφῶν γὰρ οὐ πένῃ. (Eschyle, Les Euménides, v. 431)
Les Erinyes s’en remettent à Athéna pour rendre justice du crime d’Oreste. Cette phrase atteste le respect qu’elles ont pour la déesse.

σοφός, ή, όν « sage »
πένομαι (voix moyenne) « manquer de » (complément au génitif). La racine πεν est celle de la peine : ὁ πόνος travail pénible, ἡ πενία « la pauvreté », πονηρός « accablé de maux », « mauvais ».

5. [solution] Πᾶς γὰρ ὁ βίος τοῦ ἀνθρώπου εὐρυθμίας τε καὶ εὐαρμοστίας δεῖται. (Platon, Protagoras 326b)
Protagoras justifie la place de la musique et de la poésie dans l’éducation des enfants.

πᾶς, πᾶσα, πᾶν adjectif de la 3e classe, « tout ». Cet adjectif a pour particularité de ne pas se placer entre l’article et le nom, comme les adjectifs épithètes, mais hors de l’enclave article-nom ; sa syntaxe est semblable à celle des déterminants démonstratifs par exemple.
ὁ βίος, ου « la vie ». Bio-logie, anti-bio-tique, amphi-bie (qui vit dans deux éléments, ἀμφι- : l'eau et l'air), micro-be (« petite vie »)
ἡ εὐρυθμία, ας l’ eurythmie, « l’heureux rythme », « l’harmonie ». De ῥυθμός « le rythme », probablement lié à ῥέω « couler ».
ἡ εὐαρμοστία, ας « l’heureux accord », « l’harmonie ». Sur la même racine que le verbe ἀραρίσκω « adapter » sont formés les mots ἅρμος « le joint », ἁρμόζω « ajuster », ou encore ἁρμόνια « l’harmonie ».
δέομαι (voix moyenne) « manquer », « avoir besoin » (complément au génitif : « de… »). Ce verbe contracte ayant un radical monosyllabique (formé d’une seule syllabe), il ne fait pas les contractions en εο, mais seulement les contractions en εε (ει). Ainsi, δέομαι reste tel quel, alors que *δέεται fait δεῖται.

6. [solution] ΤΙΜΟΚΛΗΣ. Πάντα δὲ εἰκῇ φέρεται ; ΔΑΜΙΣ. Ναί. (Lucien, Jupiter tragique, 36)
Le stoïcien Timoclès tente en vain de prendre au piège Damis, épicurien et athée.

πᾶντα neutre pluriel de πᾶς « tout » (voir plus haut)
εἰκῇ adverbe, « au hasard »
φέρω « porter », « emporter ». Racine φερ-, φορ-, bien présente dans le lexique français : l'am-phore se porte des deux côtés (voir ci-dessus « amphi-bie »), la méta-phore est un transport, un déplacement d'un mot sur un autre ; etc.
ναί « oui »

7. [solution] ΚΥΝΙΣΚΟΣ. Οὐ τρεῖς αἱ Μοῖραί εἰσι, Κλωθὼ καὶ Λάχεσις, οἶμαι, καὶ Ἄτροπος; ΖΕΥΣ. Πάνυ μὲν οὖν. (Lucien, Jupiter confondu, 2)
Pour le taquiner, Cyniskos interroge Zeus sur le pouvoir des Destinées, auxquelles il paraît être soumis.

τρεῖς (masculin et féminin), τρία (neutre) « trois »
ἡ Μοῖρα, ας la Destinée ; son premier sens est « part ». Une destinée est une part d'existence.
Κλωθώ, οῦς (3e déclinaison) Klôthô, une des trois Destinées, celle qui « file » (κλώθω « filer »).
Λάχεσις Lakhésis, une des trois Destinées (de λαγχάνω « obtenir du sort »)
οἴομαι ou οἶμαι (sans la voyelle thématique), voix moyenne « penser ».
Ἄτροπος Atropos, une des trois Destinées (ἄτροπος, ος, ον « inflexible »)
πάνυ adverbe (formé sur l’adjectif πᾶς, πᾶσα, πᾶν) « tout à fait »
Cet adverbe est confirmé par deux mots à valeur intensive : les particules μέν et οὖν (qui insiste sur la réalité du fait).

8. [solution] Ἡ δὲ κνῖσα θεσπέσιος καὶ ἱεροπρεπὴς χωρεῖ ἄνω καὶ εἰς… τὸν οὐρανὸν ἠρέμα διασκίδναται.
Lucien décrit la pratique des sacrifices, absurde selon lui.

ἡ κνῖσα, ης « la graisse » des victimes, ou l’odeur de cette graisse.
θεσπέσιος, α ou ος, ον « divin ». On reconnaît, dans ce mot, le mot θεός.
ἱεροπρεπής, ής, ές « qui convient à une chose sacrée », « digne de sa dimension sacrée » (de ἱερός, ά ou ός, όν « sacré », et πρέπω « convenir »). L'adjectif ἱερός (en français « hiér-archie », mot qui désignait, au moyen âge, la série des anges, rangés par puissance, ἀρχή ; hiératique, hiéroglyphes - de γλύφω « graver », etc.).
χωρέω-ῶ « s’avancer », « aller ». De la même famille : ἡ χώρα « l'espace », « la région », etc. ; τὸ χωρίον, « la place », « l'emplacement » ; l'adverbe χωρίς « à part ». Du verbe χωρέω dérivent, par composition, ἀναχωρέω-ῶ « se retirer », « s'éloigner », d'où ana-chorè-te ; et συγχωρέω-ῶ, littéralement « avancer avec », d'où « pardonner ».
ἄνω « en haut ». Cet adverbe est bien sûr cousin de la préposition ἀνά « en haut de ».
ἤρεμος, ος, ον « paisible », « tranquille » (comme ἠρεμαῖος, α, ον)
διασκίδνημι « disperser » (comme διασκεδάννυμι), à la voix moyenne « se disperser », « se dissiper »

9. [solution] Δύνασαι γάρ. (Eschyle, Les Choéphores, v. 374)
Oreste et Electre rêvent à ce que serait leur présent si leur père, Agamemnon, n’avait pas été assassiné. Ce sont des mots, répond le chœur à Electre ; mais certes, il est permis de parler…

δύναμαι « pouvoir ». Pouvoir d'une dyna-tie, d'un homme dyna-mique, puissance de la dyna-mite, etc.

10. [solution] Περίκειται δὲ τὸν οὐρανὸν ἀντὶ τιάρας, ἐκεῖθεν ὥσπερ ἐπὶ γῆν ὁρμώμενος. (Julien l’Apostat, Sur la mère des dieux, 8)
Julien l’Apostat, empereur romain du IVe siècle (après J.-C. bien sûr), est nommé pour son rejet du christianisme. Empereur érudit, il tente de restaurer la grandeur du paganisme gréco-latin. Il traite ici de la figure d’Attis, qu’il considère comme un demi-dieu.

περίκειμαι être entouré, enveloppé de (complément à l’accusatif). Verbe composé du préfixe δια- et du verbe κεῖμαι « être étendu », comme une personne dans le coma, κῶμα.
ἀντί préposition suivie du génitif : à la place de, au lieu de, en guise de. Dans tous ses dérivés français, le préfixe anti- signifie « contre » (anti-dote, ant-agonisme), ou « en face de » (anti-podes, ant-arctique).
ἡ τιάρα, ας : « tiare », coiffe perse.
ἐκεῖθεν adverbe de lieu, « de là ». Retenir l'adverbe ἐκεῖ « là », et le suffixe -θεν correspondant à l’idée de provenance, désinencec archaïque du génitif.
ὥσπερ conjonction de subordination introduisant une comparaison : « comme »
ὁρμάομαι-ῶμαι « s’élancer ». Retenir la racine ὁρ-- qui indique un élan (ἡ ὁρμή « l’élan »).

11. [solution] … κἀγὼ συντίθεμαι, ἔφη. (Justin, Dialogue avec le Juif Tryphon, 4)
Saint Justin est un martyr chrétien du IIe siècle (après J.-C. bien sûr). Dans ce dialogue, il s’entretient avec le juif Tryphon sur la connaissance que les âmes humaines peuvent avoir de Dieu. Justin et Tryphon s’accordent sur le fait que seules les âmes vertueuses et justes peuvent voir Dieu. Le vieillard exprime ici son accord avec Justin.

κἀγὼ crase de καὶ ἐγώ.
συντίθημι rassembler, réunir. À la voix moyenne : συντίθεμαι « écouter », « observer », ou « convenir », « être d’accord ». Composé de τίθημι, « poser ».
ἔφη « dit-il » (imparfait de φημι « dire »)

12. [solution] Τὰ μὲν ἄλλα σου, φησίν, ἀποδέχομαι καὶ ἄγαμαι τῆς περὶ τὸ θεῖον ὁρμῆς, ἄμεινον δὲ ἦν φιλοσοφεῖν ἔτι σε τὴν Πλάτωνος ἢ ἄλλου του φιλοσοφίαν. (Justin, Dialogue avec le Juif Tryphon, 4)
Justin vient d‘inviter le Juif Tryphon à suivre le chemin du Christ. Mais celui-ci éclate de rire, et lui adresse cette réponse.

σου pronom personnel de 2e personne du singulier, σύ, au génitif : « de toi ».
ἀποδέχομαι « approuver ». Composé de δέχομαι « recevoir », dont la racine est particulièrement féconde : retenons ἡ δόξα « opinion » (idée « reçue »), δοκέω-ῶ « sembler », « penser ».
ἄγαμαι « admirer », « voir avec satisfaction »
θεῖος, α, ον « divin »
ἄμεινον « meilleur » (comparatif neutre de ἀγαθός « bon »)
ἦν « était » (imparfait du verbe εἰμι « être », à la 3e personne du singulier) ; mais Justin l’emploie plutôt ici au sens d’un conditionnel : « aurait été ».
φιλοσοφέω-ῶ « philosopher » (voir plus haut σοφός)
του = τινος génitif singulier de τις « quelque » (pronom ou déterminant indéfini)
ἡ φιλοσοφία « la philosophie »

Remarques de syntaxe

  • la tournure φιλοσοφεῖν φιλοσοφίαν (« philosopher une philosophie ») est typiquement grecque : c’est un accusatif s’objet interne. On ne peut le traduire littéralement bien sûr.
  • Le génitif σου est complément de τὰ ἄλλα. Le génitif τῆς περὶ τὸ θεῖον ὁρμῆς est également complément de τὰ ἄλλα, mais ce n’est pas un génitif adnominal : c’est un génitif partitif (sa fonction est de désigner le tout dont on prend une partie : τὰ ἄλλα). Il peut se traduire par un complément de lieu par exemple.
  • φιλοσοφεῖν σε : proposition infinitive, complément d’objet de ἄμεινον ἦν : « toi pratiquer », c’est-à-dire en français « que tu pratiques » (penser à la proposition infinitive en français : « j'entends venir l'orage »).

13. [solution] Χριστὸς δέ, εἰ καὶ γεγένηται καὶ ἔστι που, ἄγνωστός ἐστι καὶ οὐδὲ αὐτός πω ἑαυτὸν ἐπίσταται οὐδὲ ἔχει δύναμίν τινα… (Justin, Dialogue avec le Juif Tryphon, 8)
Pour le Juif Tryphon, ce que lui dit Justin sur le Christ sort tout droit de l’imagination des chrétiens, et non du dessein de Dieu.

Χριστός, οῦ « Christ », littéralement l'« Oint » (χρίω « frotter », « enduire »)
εἰ conjonction de subordination (conditionnelle ou interrogative indirecte) : « si » (cette conjonction aussi a, en français, ces deux sens)
γεγένηται « est », parfait de γίγνομαι « naître », « devenir », à la 3e personne du singulier. Le parfait servant à exprimer un état, il se traduit le plus souvent, en français, par un présent. Γίγνομαι sert à suppléer aux lacunes de la conjugaison du verbe εἰμι « être », qui est défectif.
που adverbe indéfini de lieu : « quelque part ». À comparer avec πω adverbe indéfini de temps « encore », ou de manière : « d’une façon quelconque ».
ἄγνωστος, ος, ον « inconnaissable ». Cet adjectif est formé du préverbe privatif ἀ- et de l'adjectif γνωστός « connaissable », adjectif verbal dérivé de γιγνώσκω « apprendre à connaître ». La racine de ce dernier verbe est la racine γνο- de la connaissance : γνῶσις « connaissance » (« gnose »), γνώμη « jugement », « pensée »... entre autres.
οὐδὲ « et ne pas » (coordination négative), ici adverbe « pas même » puisqu’il y a déjà une conjonction de coordination, καί. Le second οὐδέ ne peut être, lui, en revanche, que la conjonction de coordination.
αὐτός, ή, ό(ν) pronom ou déterminant d’insistance. « Lui-même ».
ἑαυτόν, οῦ pronom réfléchi de 3e personne : « lui-même »
ἐπίσταμαι « connaître ». L'ἐπιστήμη est « la science », d'où l'épistémo-logie, qui est la philosophie des sciences.
ἔχω « posséder », « avoir »
δύναμίν accusatif singulier de δύναμίς. Ἡ δύναμίς : le pouvoir, voir ci-dessus δύναμαι.
τινα accusatif féminin singulier du pronom indéfini τις « quelque »



Réponses et traductions

1. [retour] Ἤδη γὰρ δηρὸν χρόνον ἀλλήλων ἀπέχονται
εὐνῆς καὶ φιλότητος.
(Homère, Iliade, XIV, v. 206-207)
ἀπέχονται 3e personne du pluriel, voix moyenne. « (Ils) se privent ».
« En effet, depuis longtemps déjà, ils se privent l’un l’autre de bienveillance et de tendresse. »
Ἀλλήλων doit s’analyser comme complément des noms εὐνῆς et φιλότητος.
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2. [retour] Ἔνθα θεὰ καὶ τοῖς παραγίγνεται ἠδ' ὀνίνησιν. (Hésiode, Théogonie, v. 436)
παραγίγνεται 3e personne du singulier, voix moyenne. « (Elle) assiste. »
« Alors la déesse assiste aussi ceux-là et leur est favorable. »
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3. [retour] Δία τοι ξένιον μέγαν αἰδοῦμαι. (Eschyle, Agamemnon, v. 362)
αἰδοῦμαι 1e personne du singulier, voix moyenne. « Je vénère. »
« Je respecte, oui, le grand Zeus hospitalier. »
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4. [retour] Τῶν σοφῶν γὰρ οὐ πένῃ. (Eschyle, Les Euménides, v. 431)
πένῃ 2e personne du singulier, voix moyenne. « (Tu) manques. »
« Tu ne manques pas, en effet, de sagesse. »
Τῶν σοφῶν génitif neutre pluriel, substantivation de l’adjectif σοφός « les choses sages », donc « la sagesse ».
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5. [retour] Πᾶς γὰρ ὁ βίος τοῦ ἀνθρώπου εὐρυθμίας τε καὶ εὐαρμοστίας δεῖται. (Platon, Protagoras, 326b)
δεῖται 3e personne du singulier, voix moyenne. « (Il, elle) manque. »
« Toute la vie humaine a besoin d’harmonie et d’accord. »
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6. [retour] ΤΙΜΟΚΛΗΣ. Πάντα δὲ εἰκῇ φέρεται; ΔΑΜΙΣ. Ναί. (Lucien, Jupiter tragique, 36)
φέρεται 3e personne du singulier, voix passive. « (Il) est emporté. »
« Timoclès. – Et tout est emporté au hasard ? Damis. – Oui. »
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7. [retour] ΚΥΝΙΣΚΟΣ. Οὐ τρεῖς αἱ Μοῖραί εἰσι, Κλωθὼ καὶ Λάχεσις, οἶμαι, καὶ Ἄτροπος; ΖΕΥΣ. Πάνυ μὲν οὖν. (Lucien, Jupiter confondu, 2)
οἶμαι 1e personne du singulier, voix moyenne. « (Je) pense. »
« Cyniskos. – N’est-il pas vrai que les Destinées sont trois : Klôthô, Lachésis, me semble-t-il, et Atropos ? Zeus. – Oui, c’est tout à fait cela. »
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8. [retour] Ἡ δὲ κνῖσα θεσπέσιος καὶ ἱεροπρεπὴς χωρεῖ ἄνω καὶ εἰς… τὸν οὐρανὸν ἠρέμα διασκίδναται. (Lucien, Sur les sacrifices, 13)
διασκίδναται 3e personne du singulier, voix moyenne. « (Elle) se disperse. »
« Et la fumée graisseuse, divine et sacrée, s’élève et se dissipe dans le ciel. »
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9. [retour] Δύνασαι γάρ. (Eschyle, Les Choéphores, v. 374)
δύνασαι : 2e personne du singulier, voix moyenne. « (Tu) peux ».
« En effet, tu (le) peux. »
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10. [retour] Περίκειται δὲ τὸν οὐρανὸν ἀντὶ τιάρας, ἐκεῖθεν ὥσπερ ἐπὶ γῆν ὁρμώμενος. (Julien l’Apostat, Sur la mère des dieux, 8)
περίκειται : 3e personne du singulier, voix moyenne. « (Il) se couvre ».
« Il se couvre du ciel en guise de tiare, s’élançant, pour ainsi dire, de là vers la terre. »
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11. [retour]κἀγὼ συντίθεμαι, ἔφη. (Justin, Dialogue avec le Juif Tryphon, 4)
συντίθεμαι 1e personne du singulier, voix moyenne. « (J’)en conviens ».
« …. et en ce qui me concerne, je suis d’accord, dit-il. »
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12. [retour] Τὰ μὲν ἄλλα σου, φησίν, ἀποδέχομαι καὶ ἄγαμαι τῆς περὶ τὸ θεῖον ὁρμῆς, ἄμεινον δὲ ἦν φιλοσοφεῖν ἔτι σε τὴν Πλάτωνος ἢ ἄλλου του φιλοσοφίαν. (Justin, Dialogue avec le Juif Tryphon, 4)
ἀποδέχομαι 1e personne du singulier, voix moyenne. « (J’) admets ».
ἄγαμαι 1e personne du singulier, voix moyenne. « (J’) admire ».
« Les autres aspects de ton enthousiasme pour le divin [mot à mot : « les autres (aspects) de toi de (c'est-à-dire dans ton zèle pour le divin »], dit-il, je les admets et les admire, mais il aurait été préférable que vous pratiquiez [mot à mot : « vous pratiquer »] la philosophie de Platon ou de tout autre. »
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13. [retour] Χριστὸς δέ, εἰ καὶ γεγένηται καὶ ἔστι που, ἄγνωστός ἐστι καὶ οὐδὲ αὐτός πω ἑαυτὸν ἐπίσταται οὐδὲ ἔχει δύναμίν τινα… (Justin, Dialogue avec le Juif Tryphon, 8)

ἐπίσταται 3e personne du singulier, voix moyenne. « (Il) sait ».
« Et Christ, s’il existe et s’il est quelque part, est inconnaissable, il ne se connaît pas encore lui-même, et il ne possède pas le moindre pouvoir… »
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Il est intéressant de noter que l'adjectif ἄγνωστος est employé à propos de Dieu chez des auteurs mystiques comme saint Denys l’Aréopagite.